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 Introduction à la sociologie

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Suki Miyazaki
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MessageSujet: Introduction à la sociologie   Mar 30 Jan - 22:17

Je me souviens encore le bruit du train, l'odeur de chacun qui formait un tout peu accueillant. Je me souviens encore de ce jour où je suis arrivée.

Je n'ai jamais aimé les voyages en train. Encore moins ceux où je me retrouve avec deux valises, censées contenir tout mon passé, ces choses parfois peu utiles que j'avais choisi de conserver pour ma nouvelle vie. Des choses pas forcément vitales. Et pour combler le tout, plus de place assise. Tampis, je vais rester debout, près d'une barre pour ne pas tomber. Apparament, je ne suis pas la seule, beaucoup de mères de famille essayaient de garder à la fois leur bagage et leurs enfants, mais de la sorte, c'est moins simple qu'en étant assis, en cabine. La vie des autres, je l'aime bien. Je pourrais la peindre, ou en publier un livre. J'aime l'inconnu qui me sourit dans la rue, j'aime les petites manies que l'on cache mais qui ne nous quitte jamais, j'aime la spontanéité des gens, j'aime comparer leurs rires, j'aime me poser des questions inutiles en faisant des statistiques. Ca me rappelle ce film français, qui fait un peu vieillot, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. Oui, je pourrais bien être une Amélie. Mais voilà, mon plaisir est gâché, je ne pourrais ni profiter des gens ni du paysage : me voilà déja arrivée à Jigoku. A la sortie du train, tout le monde se précipite et se bouscule. J'essaye de m'excuser mais personne ne fait attention à moi, ou a mes gestes. Je n'ai jamais compris pourquoi les gens étaient aussi obsédé par ce tic-tac interminable qu'était le temps. Allons bon, une poignée de minutes allait-elle changer votre vie? S'ils savaient tous ce qu'ils rataient, à marcher vite. Ils ne regardent même plus le monde qui les entoure, tout ce qu'ils veulent, c'est avancer, et être le premier. Ou en tout cas, ne pas être le dernier.

La gare. Froide, et en ruines, autant dire que ce n'est pas l'accueil qui me faisait rêver, l'entrée pour une nouvelle vie... cette entrée là ressemblait plutôt à un tombeau, ce qui en disait déjà bien long sur l'avenir. Je soupirais. Il était inutile que je m'excuse de bousculer moi aussi, personne ne me voyais, j'aurais pû mourir sur place, on ne me verrais même pas. Alors je sortais, à mon tour, mais sans être soucieuse d'être la première. De toute façon, moi, personne ne m'attendait.


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Kenzo Tanaka
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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Mar 30 Jan - 23:55

C’était donc ça, le grand jour? Celui où la dernière de ses années devait s’envoler travailler dans un autre pays. Oh, ce n’était pas tout prêt. C’était même un peu trop loin. Quelle idée d’aller se barrer en Europe tout de même. Les Royaume Uni. En quoi cela pouvait-il être si attrayant? De ce qu’en avait entendu Kenzo, rien de bien passionnant. Les clichés bien entendu. Dès que vous entendez parler d’un pays, on vous ressort tous les vieux clichés, qu’ils soient vrai ou faux d’ailleurs. Ce qu’avait donc retenu le Japonais de l’Angleterre, était: Pluie, extravagance, pluie, extravagance, pluie, pluie, pluie…

Enfin, le jeune blond se tapa la tête avec la paume de sa main. Sa sœur partait, cela était une possibilité qui avait toujours était envisagée par cette dernière. Il n’y avait donc pas de quoi en faire un drame après tout. Il avait eu tout le temps de s’y faire. Enfin, apparemment non, puisqu il avait le cœur en compote, le cœur serré… Une boule à l’estomac, un nœud à l’estomac. Peut-être aurait-il mieux fait de s’abstenir de tout repas. C’est que ce n’est pas si facile que ça de voir un proche s’en aller, et même quand vous croyez vous être fait à cette idée, vous vous apercevez qu’en réalité vous avez faux sur toute la ligne. Quand vint son tour, il serra alors sa sœur comme il ne l’avait jamais fait avant. Oui, il la reverrait, mais ce n’était pas pareil tout de même. La jeune femme monta dans le train et quand celui-ci commença à démarrer, accéléra ses mouvements de bras, leur envoyant son au revoir.

Puis, ne voulant pas rentrer avec sa famille maintenant, car oui, un repas familial s’imposait, il préféra errer quelques instants dans la gare. Un peu perdu dans ses pensées, il pensa alors prendre la rue qui prenait par le côté opposé de l’endroit. Mais ne voulant pas s’embêter à passe là où il fallait, il vérifia qu’aucun train n’arrivait, et descendit sur les rails. En remontant, il ne vit pas une jeune personne, car le véhicule qui s’était arrêté lui avait caché la vue. Tout se passa alors très vite. Son épaule heurta celle de la demoiselle, un des valises qu’elle tenait tomba à terre et s’ouvrit, renversant toutes les affaires qu’elle contenait. Kenzo, complètement gêné se retourna vivement, une main derrière la nuque.


-Ohhhhh!!!!! Gomeeeennnn!!! Bakaro >.< je suis vraiment désolé mademoiselle!!! Je vais vous aider. Laissez, c’est ma faute.

Puis il se jeta sur les affaires et s’empressa de les ramasser une à une. Ainsi, il en avait encore pour pas mal de temps >.>

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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Mer 31 Jan - 0:11

Je me souviens encore... Dieu que la gare est laide.

Il me semble que ma mère m'avait grifonné une adresse, là où je pourrais trouver un logement, sur un papier. Mais c'est comme tout, avec elle. Quand on lui parle, on hoche la tête, mais on écoute pas. Ou est ce que j'avais bien pu mettre ce satané papier? Il y'a ses coordonnées dessus en plus ! C'est pas possible, c'est de sa faute, elle a qu'à pas être aussi soporifique la plupart du temps. Je posais un des sacs à terre et foullais la poche arrière de mon jeans. A tous les coups, il était dans la valise, j'allais devoir tout ouvrir...

Mais quelqu'un s'en chargea pour moi, et je vis tout mon linge voler ( >.< ). Mon linge tout propre, tout plié, tout rangé. Je me revois encore en train de m'asseoir dessus pour qu'elle se ferme. Snif. Bon tampis, je survivrai. Et puis, le bousculeur ne semblait pas être un passant obsédé par le temps, car il s'excusa de suite, et commença à tout ramasser. Je trouvais cette réaction adorable et elle me décrocha un large sourire. La politesse? C'était en voie d'extinction, alors autant ne pas s'en plaindre.

Je m'agenouillais devant ma valise, face à l'homme en lui présentant mes paumes, les doigts tendus vers le ciel, pour lui faire comprendre que ça n'était pas grave, et que j'allais m'en charger. Ca n'allait pas me tuer, et puis je n'avais rien de bien transcendant à faire.


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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Mer 31 Jan - 0:28

Quelle maladresse! En ce moment, Kenzo faisait preuve d’un pataud, cela en devenait presque frustrant. Où était passé le garçon si gracile, qui faisait attention à tous ses faits et gestes? Certainement perdu, avec tout ce boulot qui le faisait courir à droite et à gauche. Oui, il ne savait plus ce que voulez réellement dire faire attention et prendre son temps. Pourtant, ayant toujours respecté les gens, il avait apprit à être poli dans n’importe quelle circonstance. Ramasser les affaires de la jeune personne était donc presque obligé. Alors qu’il s’adonnait à cette merveilleuse tâche, il vit deux petites mains s’avancer vers son visage tout en lui faisant des signes étranges. Pourquoi des signes? Pourquoi ne pas parler tout simplement? La compréhension en serait bien plus rapide.

Il leva alors ses yeux vers la personne. Elle voulait qu’il la laisse faire? Hors de question, la jeune nippone n’y était en aucun cas pour quelque chose dans l’accident, il était donc normal qu’elle n’en pâtisse pas encore plus. Il repoussa gentiment et doucement ses mains, avec un non tout aussi doux. C’était lui qui avait commit la faute, c’était à lui de la réparer. Le jeune blond regarda un peu plus précisément la jeune fille, et ses yeux se perdirent dans le regard noisette de celle-ci. Il resta quelques secondes ainsi, sans bouger. Puis, le bruit d’un enfant gémissant le fit revenir à la réalité.


-Désolé… je vous ramasse ça tout de suite. Vous venez d’où?

Tant qu’à faire, autant engager la conversation. C’est vrai, elle devait bien s’ennuyer à le regarder faire. Il replia du mieux qu’il put les habits de la Japonaise, lui qui détestait tout ce qui était lessive et repassage. Une petite mèche de ses cheveux tomba sur son œil gauche, lui brouillant la vision. Il passa un son coude sur son visage, presque trop brutalement, puis se remit à plier et à range le plus soigneusement possible les affaires.

-Vous inquiétez pas, c’est bientôt fini.

[gomen pour l'incroyable courteur du post Oo]

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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Mer 31 Jan - 0:44

L'Homme bousculeur était bien décidé à ranger ma valise. Apparament, il ne voulait pas me laisser faire, mais j'allais quand même lui donner un coup de main, pour que le malheureux n'y passe pas sa journée entière. Le regard du jeune garçon accrocha le mien, un bon moment. Il avait de très jolis yeux, débridés d'ailleurs. Je crois que c'était à la mode, de se faire débrider. Je ne suis pas tellement au courrant des trucs tendances, mais à voir le résultat, ce n'était pas laid du tout, cela faisait même très naturel, l'homme passait sans problème pour un métisse. "Mais la magie ne dure qu'un temps ..." et nos regards se dénouèrent.

Puis il voulut faire quelque chose qui ressemblait à un engagement de conversation. Mince, je pensais qu'il avait deviné. Mais apparament, non. Comme il était occupé à ranger et qu'il attendait probablement une réponse à sa question, histoire de ne pas gesticuler dans le vide, je relevais son menton avec ma main pour le forcer à me regarder, désigna ma gorge avec cette même main, et fit un cercle avec mon pouce et mes quatre autres doigts. Je ne pouvais lui expliquer plus clairement que j'étais muette.

Je m'en voulais un peu. J'avais brisé une scène si jolie, lorsque ses cheveux étaient retombés négligement et naturellement devant ses yeux. Et puis, maintenant, il allait sûrement s'arrêter de parler, lui aussi, alors qu'il avait une si jolie voix. Je fis une moue avec ma bouche et hocha les épaules, d'un air de dire "c'est pas de bol". Je me sentais toujours tellement mal à l'aise dans ce genre de situations, que j'avais envie de disparaître sous terre. Il y'avait toujours ce long silence gêné après, et puis ce mal-être chez l'autre personne, et le regard de compassion. Le genre de choses qui me gênaient encore plus.

Je repris donc mon ouvrage, et nous finîmes par boucler cette satanée valise.


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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Mer 31 Jan - 1:05

La valise commençait enfin à se remplir de nouveau. Et de nouveau les mains de la jeune fille apparurent dans le champ de vision du jeune homme. En réalitén, une main, qui lui releva doucement le menton. Kenzo se demandait encore ce qu’il avait put bien faire. Peut-être avait-il tout mal plié? Remarquez, cela ne l’aurait étonné qu’à moitié. Il avait vraiment besoin de revoir sa façon de s’occuper de son linge. Cela en devenait pratiquement pathétique. La jeune femme enchaîna alors plusieurs gestes avec ses deux mains, allant vers sa gorge. Après quelques secondes d’intense réflexion, (Hum… v_v) Kenzo comprit enfin la situation. La jeune brune était muette. Il ne s’était très certainement pas attendu à ça. Le fait qu’elle soit déjà seule dans une gare, avec un air complètement paumé la rendait charmante, mais si l’o rajoutait en plus son mutisme, s’en devenait vraiment très mignon.

Il lui fit alors un petit sourire en signe de compréhension. Compréhension et non de compassion. Comme toujours, le jeune blond ne compatissait jamais, car il savait qu’il aurait horreur qu’on le prenne en pitié lui, alors il ne prenait pas les autres en pitié. Il posa alors sa main sur sa bouche, comme pour réfléchir. Parfois les muets étaient sourds, ou plutôt étaient-ce les sourds qui étaient muets? Quoi qu’il en soit il ne vit pas d’appareil auditif sur la jeune femme, et estimait qu’il pouvait très bien continuer à lui parler. Le plus dur serait très certainement les réponses. En effet, il ne connaissait rien au langage des muets, cela allait très certainement être périlleux pour commencer.


-Je suis désolé mais… je connais strictement rien au langage des signes… vous pourriez peut-être, écrire si cela ne vous dérange pas?

Sans attendre sa permission, il sortit d’un de ses poches le carnet ainsi qu’il portait toujours sur lui, su ordre de sa supérieure hiérarchique du journal… Au cas où il trouverait quelque chose d’intéressant puisque cela pouvait arriver n’importe quand et n’importe où. La jeune femme était vraiment mignonne. Elle avait l’air presque chétive seule dans cette immense gare. Elle lui faisait sur le coup, penser à sa sœur qui était partie quelques minutes plus tôt. Mais la ressemblance s’arrêtait tout de suite à ça. C’était tout.

Comme la gare commençait à devenir bruyante, et que le ventre de jeune homme s’était mit à gargouiller surtout, il fallait bien avouer la raison principale… il pensa qu’il serait bien de manger quelque chose. Et pourquoi pas avec la jeune nippone? Cela lui faisait du bien de voir de nouveaux visages. Il chercha donc des yeux s’il n’y avait pas une restauration rapide à emporter, ou quelque chose dans ce genre. D’accord, ce n’était pas génial comme bouffe, mais il avait juste besoin de se caler l’estomac, pas plus. Ses yeux s’atardèrent sur plusieurs stands, pour continuer à défiler. Il n’y avait rien. Pas de problème, il chercherait en dehors de la gare…


-Tu veux à manger? Tu n’as peut-être pas eut l’occasion pendant ton voyage… tu… t’appelles?

Il détestait demander ce genre de questions, les trouvant indiscrètes. Mais il valait mieux connaûtre au moins un bout de l’identité de quelque un pour lui parler.

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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Mer 31 Jan - 1:32

Il ne s'était pas moqué, il ne m'avait pas plaint. C'était un bon début...

Cela ne l'empêcha pas de me regarder comme si j'étais une extraterrestre lorsque je lui parlais avec le language des signes. Mais je ne le pris pas mal, les mimiques faciales de l'Homme étaient réellement a-do-rables ! Il me sortit un calepin et un stylo de sa poche, et me le tendit. Je comprenais parfaitement sa situation, moi aussi, je gardais un carnet sur moi, peu de gens parlaient le language des signes. Seulement les personnes concernées. Dans ma vie, il n'y avait que ma famille, et quelques uns de mes amis.

Le jeune homme semblait chercher quelqu'un ou quelque chose des yeux. Il me fit comprendre ensuite qu'il avait faim, et qu'il me proposait de se joindre à lui pendant son repas. Je n'avais pas encore mangé, c'est vrai. Je m'étais dit que je n'aurai pas vraiment le temps ni l'envie de manger, étant donné que je m'installerai dans mon nouveau-chez-moi et que ça me prendrait probablement la journée. J'aquiescai à la première question de mon interlocuteur, et profita de ses fouilles occulaires pour répondre à toutes ses questions, puis lui tendit son carnet.

*** Je m'appelle Miyazaki Suki, et je viens d'Okinawa. Et toi? Tu es un garçon vraiment adorable ^^ ***

Ce qui a de bien avec le papier c'est que certaines phrases passent plus facilement que d'autres. Enfin, sauf quand celui à qui vous le tendez se met à lire à voix haute, et là, c'est sûr, c'est le comble de l'embarras. Mais par chance, le garçon était suffisament intelligent pour lire dans sa tête, Dieu merci. Je me mis à réfléchir et à évaluer à peu près combien j'avais sur moi. Bon, pas assez pour dîner dans un grand restaurant français avec champagne et tout ce qui va avec, mais j'avais suffisament pour un repas simple. J'attrappais le bras du garçon qui était encore en train de lire et sourit, en désignant la sortie par un geste de la tête.
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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Mer 31 Jan - 18:55

Pendant que la jeune femme notait ce qu’elle avait à dire, Kenzo réfléchissait. Pas à trouver un restaurant, ça c’était déjà fait. Ils débrouilleraient bien, si la jeune Japonaise voulait bien l’accompagner d’ailleurs. Non, il réfléchissait tout simplement… à ce langage que les malentendants et les muets parlaient. Ce langage des signes. Peut-être devrait l’apprendre qui sait? Cela ne lui coûterait rien. Il fallait dire aussi, qu’il se sentait presque idiot de ne pas pouvoir communiquer avec aise. Il se sentait moins intelligent tout à coup, moins cultivé. Cette pensée lui arracha une petite moue. Il détestait se sentir inférieur à n’importe qui. Il ne se sentait pas non plus supérieur, mais avait pour habitude de se dire qu’il était capable de ce que tous les gens biens pouvaient faire. Il ne se sentait pas être quelque un de stupide, alors pourquoi maintenant, pourquoi en cet endroit? Un semblant de réponse vint à son esprit. La jeune personne qui était à ses côtés était tout à fait adorable et mignonne. L’effet fut direct. Les joues du jeune homme devinrent rouges. S’il n’avait eu aucune réaction, jamais on ne se serait douté qu’il pensait quelque chose. A présent, le lien entre lui et un « quelque chose » était inévitable. Il détourna la tête sur le côté, pour cacher le pourpre de ses joues à la demoiselle, même s’il savait pertinemment que c’était trop tard.

Un petit pression se fit sentir sur la manche du jeune homme. La brunette tirait sur sa manche, afin d’attirer son attention. Il la regarda, interloqué, se demandant ce qu’elle pouvait bien lui vouloir. Puis, ses yeux se posèrent sur son autre main, qui s’agitait. Le carnet! Mais bien sûr! Il l’avait déjà complètement oublié celui-là. Il lui fit un petit sourire gêné, puis lui prit le carnet des mains et lut attentivement ce qui y était inscrit. L’écriture était plutôt jolie. La jeune femme s’était bien appliquée et avait écrit si vite. Il se souvenait lui-même qu’on lui avait souvent dit que ses signes étaient complètement illisibles parfois, quand il était jeune. Il avait donc dut s’efforcer de les faire et les refaire. A présent, cela allait mieux bien sûr. Mais ce souvenir lui resterait toujours en mémoire, étant donné l’acharnement que l’on avait exercé sur lui.


-Suki! Heureux de faire ta connaissance. Moi c’est Kenzo… enfin, Tanaka Kenzo. Nagoya ma jolie… Et je suis pas adorable. Enfin, je veux dire… non, c’est normal ce que j’ai fait. Sinon, que viens-tu faire dans cette charmante ville?

Il avait appuyé sur le mot charmante, car il ne lui aurait pas donné ce qualificatif justement. En fait… c’était tout simplement ironique. Rien de plus. Rien que de l’ironie. Quand il sentit la jeune femme l’attraper par le bras, il ne put s’empêcher de retenir un petit rire. Elle était vraiment à croquer. Et elle avait vraiment l’air d’avoir faim aussi. Alors c’était décidé, ils mangeraient quelque chose de bon. De toute façon, si elle n’avait pas de quoi payer, il s’en fichait. C’est lui qui s’occuperait de ça… et même si elle avait assez il le ferait quand même.

-Que veux-tu manger Suki? Traditionnel, ou nourriture étrangère? Je suis ouvert à absolument tout!

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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Mer 31 Jan - 19:54

En notant la réponse du jeune homme, je fixais de temps à autre en coin le propriétaire du carnet. Son joli teint avait rosi, et il l'avait aussitôt caché. J'étais sincère, dans mes dires, il était réellement adorable. Comme un jeune adulte un peu maladroit qui entrait dans un monde nouveau. Je souris face à sa gêne, et retournais à ma phrase réponse.
Quelque chose semblait déranger le jeune homme, mais il n'en parla pas. Etait-ce moi qui le mettait mal à l'aise? La situation? Mon mutisme? M'inviter au restaurant? J'espérais sincèrement qu'il s'agissait d'autre chose, je n'avais pas vraiment envie d'être une source de tracas pour lui.

Le garçon se présenta à son tour. Kenzo? C'était un très joli prénom. Mais il ne connaissait pas le langage des signes, alors je n'avais pas d'autre moyen de lui faire savoir que de sourire. Je devais avoir l'air tellement idiote, à sourire ou à hocher de la tête sans arrêt. Et pour ne pas rompre mon attitude ridicule, je hochai les épaules lorsqu'il me demanda ce que je venais faire ici. En réalité, absolument rien. Ou plutôt tout. Je quittais enfin le nid familial, et j'avais choisi cette destination parce qu'elle était près de l'université dans laquelle je me rendais. Quant à lui, il ne semblait pas débarquer, la ville avait l'air de lui être même famillière, que faisait il à la gare alors?

Je levais ensuite les yeux au ciel. De quoi avais-je envie de manger, là tout de suite? Rien de particulier. Alors pourquoi hésitais-je? Je me fichais du contenu, mais je ne savais pas quoi choisir, c'était frustrant >.< ! Et puis j'ignorais ce que la ville avait à nous offrir. Je lâchais le bras du garçon, en lui répondant par reflexe avec mes mains, puis me rappelais que tout ce qu'il voyait, c'était une idiote en train de s'agiter dans tous les sens, et non une muette qui lui expliquait de choisir, vu qu'elle ne connaissait pas l'endroit. Je sortais donc ce coup ci mon propre carnet et le lui écrit. A ce train là, on ne mangerait pas avant demain matin...
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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Jeu 1 Fév - 0:56

Kenzo se demanda s’il avait dit quelque chose de mal. La jeune fille avait eut une réaction pour le moins assez étrange. Enfin, quand le jeune blond levait les yeux au ciel, c’est qu’il trouvait que quelque chose était stupide. Avait-elle trouvé sa question stupide? Ou l’avait-elle trouvé stupide tout simplement? Oui, lui stupide. Pas quelque un d’autre, non. Lui. Il se frotta la joue, vexé. Dans le genre parano, on ne pouvait pas faire pire que lui parfois, mais que voulez vous. Ce sont les gens, avec leurs qualités, leur défauts, et Kenzo avait comme tout le monde, des petits et des gros défauts. La jeune femme commença alors à lui parler avec des signes. Bien entendu Kenzo ne comprit rien, et son air dépité dut très certainement se lire sur son visage. Pas qu’il avait quelque chose contre la fille, mais il avait déjà oublié qu’elle avait ce problème de mutisme. Alors il restait là, comme un baka, avec des grands yeux incompris. Dans sa tête, tout se mélangeait, il se demandait bien ce qu’il allait faire. Il n’allait quand même pas l’arrêter en plein milieu de ce dialogue de sourd (aha presque marrante cette phrase xD) ça ne se faisait pas, et s’il avait été à sa place il n’aurait certainement pas apprécié… Alors, comme si son souhait avait été exaucé, la jeune brune sortit son propre carnet et lui écrivit le fond de sa pensée. Kenzo se pencha attentivement sur la reliure de papier.

Voilà qui allait bien l’avancer. Elle se fichait du restaurant. Et bien… ils allaient tout simplement manger vite fait, comme ça ils pourraient s’amuser en même temps, et le soir même si elle le voulait, il l’inviterai chez elle. Et il ferait à manger. Ça c’était pas compliqué. Quand il cuisinait pour lui tout seul, il faisait de la merde, c’était le cas de le dire, mais quand il invitait des personnes, il y mettait tout son coeur, et on pourrait croire que la personne qui faisait cette cuisine n’était tout simplement pas lui. Il chercha pendant quelques secondes yeux LE resto rapide qui l’intéressait. Son regard se fixa enfin sur l’enseigne rouge, voyante à des mètres à la ronde. Il eut un petit sourire puis se retourna vers Suki, l’air enjoué.


-Alors, voilà ce que je te propose. Ce midi, on mange sur le pouce, comme ça on pourra rigoler. Et ce soir, je t’invite à manger chez moi…. (il avait eu de mal à dire ça, il pouvait être timide quand il le voulait). Si tu n’as rien à faire de ta journée bien sûr.

Il pointa l’enseigne de doigt, et tout en la regardant droit dans les yeux, lui dit calmement son projet.

-Tu vois cette enseigne rouge qui clignote? Et ben c’est là bas qu’on va aller manger. Seulement, pour y arriver, il faut faire la course… Le premier qui s’y trouve aura gagné… le droit de se dire qu’il est meilleur que l’autre xD


Puis il lui fit un petit clin d’oeil malicieux et partit aussitôt après en trottinant pour s’assurer qu’elle prenne bien le départ. Dès qu’il l verrait courir il n’aurait plus qu’à accélérer.

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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Jeu 1 Fév - 1:27

Je vis le visage du garçon s'illuminer, après avoir lu mon billet. Dans mon inconscience, aurais-je écrit quelque chose du genre "vendre des choucrouttes dans la rue peut vous rapporter 100 000yens par heure"? J'avais beau me relire, pas la moindre trace de légume quel qu'il soit. Un simple *** Je te laisse choisir. ***

Kenzo me proposa un repas léger, une bonne tranche de rigolade, et un dîner chez lui. Comment refuser tant d'attention et de gentillesse ? Biensûr, inutile de préciser qu'étant mon premier jour à Jigoku, j'avais une quantité astronomique de choses à faire. Commencer par me rendre à mon logement, gérer le déménagement, m'entretenir avec l'employé du gaz, celui du téléphone, celui e l'électricité, de l'eau et j'en passe. Mais je ne pouvais pas refuser, j'avais bien trop envie de passer ma première journée à Jigoku à rire avec un parfait inconnu, que j'avais rencontré parce qu'il avait fait volé mes sous-vêtements dans toute la gare. Oui, c'était une vie un peu en bordel, imprévue dont je rêvais. Pas une vie avec un réveil, une place pour chaque chose, et un planning. Je levais l'index pour lui faire signe d'attendre et alla déposer ses bagages dans une consigne, prévue pour cela.

En revenant, il lui proposa une course jusqu'au fast food d'en face. Mais ce tricheur avait déja prit de l'avance ! Finalement, j'aurais mieux fait de garder ses valises et de les lui lançer dessus >.< ! Paaaarfait, Monsieur allait voir. Je me mis donc à courir, puis me figea sur place, comme pétrifiée par les événements, profitant du fait qu'il jette un coup d'oeil pour voir si je suivais. Plutôt bonne comédienne, le garçon s'accrocha à mon regard et cherchant des yeux ce que je fixais. J'en profitais pour le dépasser, lui tirant la langue au passage. Bien fait pour lui ^.^ !
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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Jeu 1 Fév - 1:45

Kenzo n’avait même pas vu la jeune femme poser ses valises. En fait, il était parti sans attendre son avis. Si cela se trouvait, elle n’avait même pas envie de courir. Tant pis, lui était parti, elle serait bien forcée de le suivre. Quand même un peu désolé de l’avoir abandonnée, il se retourna afin de voir si elle était encore de la partie. Son regard se fixa de nouveau sur ses yeux noisettes. Elle avait l’air d’avoir un problème. Il commença à revenir sur ses pas, quand l’inattendu se passa. Suki s’était jouée de lui. En un éclair elle était passé devant lui. Et elle lui avait même tiré la langue. Et bien, il s’était fait avoir sur toute la ligne. Bien entendu, il ne comptait pas se laisser faire. Il fallait qu’il la double à tout prit. C’étaient dans ces moments là que Kenzo reprenait ses habitudes enfantines. Il avait toujours gardé un peu de lui petit, dans le fond. Et c’était ce qui faisait que cette personne pouvait être charmante. Elle pouvait aussi bien avoir un caractère que beaucoup nommaient de « cochon » et être joyeux et un peu gamin et déjanté sur les bords.

Se souvenant de la course, il donna toute son énergie afin de doubler la Japonaise. Il était tellement dans son jeu, dans le but de gagner qu’il ne fit même pas attention qu’en la doublant il avait traversé la rue sans regarder s’il n’y avait aucun danger. Une voiture s’arrêta de justesse devant lui, le frenant dans sa course. Le conducteur, non content de ce qui venait de se passer, sortit, énervé.
Mais Kenzo était déjà loin. Il ignorait les cris de fureur du nippon grassouillet qui tenait à peine dans son costume cravate. Il aurait put être blessé ou même pire y laisser sa vie mais là, il était dans un état d’inconscience totale. La seule réaction qu’avait déclenché l’homme à la voiture sur le blondinet, était une crise de fou rire. Son véhicule n’avait même pas été abîmé, alors pourquoi s’en était-il prit ainsi à lui? Parfois, il aimerait qu’on lui explique certaines choses. Parce que là, il ne comprenait pas tout.

Il arriva enfin près de l’enseigne, et s’y arrêta, se tenant la hanche. Il n’avait jamais aimé les points de côtés, ceux-ci lui ayant toujours été douloureux. Il ferma les yeux, fatigué de cette course, la respiration haletante. Il fallait maintenant qu’il récupère. Il se laissa glisser le long d’un arbre, puis étendit ses jambes par terre. Il essaya de trouver une position assise pas trop douloureuse, en raison du sol dur…
Il n’avait plus qu’à attendre la jeune fille. Il avait gagné. Un petit sourire de satisfaction se dessina sur ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Jeu 1 Fév - 2:07

Je ne pensais pas que ma tricherie provoquerait une telle réaction chez le garçon. Je le regardais s'élancer à une vitesse folle, dangereuse, et le vit manquer de passer sous une voiture. Si j'avais eu une voix, j'aurai crié de toutes mes forces, tellement j'avais eu peur pour lui, je le voyais déja sous les roues du véhicule. Mais il n'y eut qu'un souffle exclamatif, qui passait évidement innaperçu, qui sortit de ma bouche. Le garçon ne s'était même pas arrêté, comme s'il n'avait ni prêté attention à la voiture ni au chauffeur. Me sentant responsable, je m'avançais vers l'homme grasouillet, et tentait de le calmer par des gestes appaisants, et d'exucses. Mais celui-ci était tellement occupé à insulter Kenzo de tous les noms qu'il ne remarqua même pas mon mutisme. Je soupirai et l'abandonnai à ses vociférations inutiles, puis continua ma course en marchant, comme une vraie perdante digne de ce nom ^.^ !

Une fois arrivée, je remarquais Kenzo au sol, appuyé contre un arbre. Il semblait vraiment épuisé. Etait il ashmathique? Blessé? Quelque chose dans ce goût là? Ne pouvant le lui demander dans la seconde, je m'agenouillais, face à lui, et posai ma main sur son coeur. Il battait à tout rompre. Je fermais les yeux, secouant la tête de gauche à droite, en lui faisant comprendre qu'il était bête, et que ce n'était pas très intelligent. Mais quand je les réouvris, je restai paralysée un instant. Pas pour le piéger cette fois-ci, non. Quand je plongeais dans le regard du jeune homme, il m'était difficile de remonter à la surface. Le silence n'était pas gênant, mais agréable. Enfin, ce n'était pas un vrai silence, puisque Kenzo était encore essoufflé par son excès. J'aimais les couleurs nuancées de son visage, et j'aurai aimé le lui dire à cet instant, de vive voix.

Mais je me tirais volontairement de mes rêveries en plastique pour revenir dans le monde réel, appuyer sur play quoi. Je me relevais, et les os de mes genoux craquèrent. Que d'élégance, mon Dieu. Puis je tendis la main au jeune homme pour qu'il fasse de même, que nous puissons enfin aller manger un morceau.
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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Jeu 1 Fév - 17:48

Le cœur de Kenzo battait à tout rompre. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas couru ainsi, et ses capacités physique le lui faisaient ressentir. Il sentait son sang, ou ce qu’on appelait ainsi, bouillonner dans sa tête. Un petit sursaut de surprise parcouru son corps quand il sentit un petit poids à la place de son cœur. Il ouvrit les yeux, afin de voir ce qui pouvait bien se passer. Une main. La même qu’il avait vu auparavant. Son regard remonta doucement le long du bras de la jeune femme, pour enfin s’attarder vers son visage. Il avait vraiment dut passer pour un gamin. Il se demandait si elle avait eut peur… il n’aurait pas voulu lui causer d’énorme frayeur. Il savait qu’il avait agit comme un irresponsable.

Pourquoi avait-il fait ça? Elle devait certainement le prendre pour un fou, ou pour quelque un d’immature maintenant. Génial! Vraiment l’inverse de ce qu’il aurait souhaité lui montrer de sa facette. Il allait détourner sa tête, quand son regard accrocha à nouveau celui de Suki. Il la fixa, de ses yeux rendus fiévreux par la course. Son teint était toujours légèrement rosi par l’effort qu’il avait fournit, et ses joues semblaient être en feu tant elles lui brûlaient. Le blond posa sa main sue celle de Suki et la serra un peu.


-Gomen…

Il l’avait murmuré d’une voix très faible, encore à bout de souffle, son regard devenu sérieux. Il était vraiment désolé. Il voyait bien que la jeune femme s’était fait un sang d’encre. Il n’avait pas voulu qu’elle se fasse autant de soucis. Tout ça pour sa petite fierté débile. Il fallait qu’il change de mentalité tout de même. Quand Suki se leva, il fit comme si il n’avait pas remarqué que ses genoux avaient craqué. Cela arrivait à n’importe qui, et à lui le premier. Puis, il s’appuya par terre et s’aida de sa main pour se lever. Il était léger, heureusement pour elle.

Il la prit donc doucement par le bras, et l’emmena devant le petit stand qui était ouvert. Il lui demanda ce qu’elle désirait, et s’empressa de payer. Étant donné la gentillesse de Suki, il était certain qu’elle aurait voulu s’acheter sa nourriture elle-même, et ça, il en était hors de question. Le fait qu’il ait pressé le vendeur avait donc une raison, et une raison de poids en plus. Il remarqua une mèche de la jeune femme, perdue dans son cou et séparée des autres. Avant de graisser ses doigts de nourriture, il entreprit de la remettre avec le reste de sa chevelure. Ses cheveux étaient si doux. Il avait eut l’impression de passer ses doigts dans de la soie. Il lui fit un petit sourire, content d’avoir rencontré une personne aussi charmante. Le hasard faisait bien des choses parfois. Affamé, il n’oublia tout de même pas de lui souhaiter un bon appétit et entama sa nourriture. Il se cala contre un mur, afin de laisser ses muscles, tendus par la course, se décontracter.

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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Jeu 1 Fév - 21:15

Le garçon avait compris mon inquiétude et s'était excusé. Pff, comme si je lui en voulais ! Être fâchée, ce n'était pas vraiment mon genre. Sauf contre Jun et Chizuka, mais j'avais mes raisons, après tout. Le garçon serra ma main. C'était comme s'il arrivait à comprendre mes gestes sans difficulté, cela donnait même du charme à l'histoire, selon moi.

Kenzo s'était levé et s'était chargé d'aller chercher à manger. Exprès pour payer, j'en étais sûre >.<. Je ne sais pas pourquoi, les garçons se sentent-ils toujours obligés de payer pour les filles? Ne serait-ce pas de la pitié vis-à-vis du sexe 'inférieur'? Je me suis toujours demandée si cela me plaisait ou non. Je ne crois pas vraiment, en fait. Je ne trouvais pas vraiment ça très juste, mais je ne dis rien.
Ensuite, nous nous sommes rendus dans une rue proche, et mangèrent adossés contre un mur. Cela n'était pas déplaisant, au moins, dans la rue, on pouvait parler avec le débit vocal que l'on voulait, et personne ne vous toisait méchament du regard si jamais vous aviez le malheur de faire du bruit en mangeant vos nouilles. Enfin, je ne me sentais pas concernée par les deux situations, mais je pensais plutôt à moi avant, à Kenzo, ou aux gens en général.

Kenzo devait s'ennuyer à mes côtes, avec ce lourd silence, il devait avoir la sensation de parler dans le vide. Gomen, Kenzo-kun !! Avant de manger, il rangea une mêche imparfaite qui s'évadait dans mon cou avec les autres. Ce coup-ci, ce fut à mon tour d'avoir le teint pourpre. une si jolie main dans mon cou, c'était plutôt normal...

Une fois notre repas-rapide terminé, je m'inclinai poliment en guise de remerciements, je me chargeai de jeter nos déchets dans la poubelle d'en face et reveins. Puis, comme pour le remercier une seconde fois, je le pris dans mes bras. N'allez rien vous immaginer, même si ce geste était un peu déplacé, il n'était pas aussi romantique que les acollades des couples, et puis j'avais une autre idée derrière la tête. Je glissais ma main dans sa poche et y déposai l'argent pour mon repas. Mais ça, il ne s'en apperçevrai pas avant ce soir, en retirant sa veste, si tout allait bien, et si j'avais été assez discrète.
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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Ven 2 Fév - 1:37

C’était si mignon qu’il aurait bien voulu appuyer sur « pause ». Malheureusement cette option n’existait pas. Quand Suki avait rougit, Kenzo crut qu’il allait en faire autant. Comme une sorte de réponse en fait. En tout les cas, cela lui donnait vraiment un air encore plus adorable qu’à l’accoutumée. A l’accoutumée…
D’accord, cela ne faisait que quelques heures à peine qu’il la connaissait, et encore. Connaissait était un bien grand mot. Que savait-il de la jeune femme mis à part son mutisme et son nom ? Rien du tout. C’était la vérité. Il ne connaissait rien qui venait d’elle. Mais pour il ne savait quelle raison, il avait un bon pressentiment. Ce pressentiment qui ne trompe pas. Il était sûr que la jeune fille était quelqu’un de bien. Il en aurait mit sa main au feu… Enfin, façon de parler.

C’était tout de même étrange, cette situation. Les événements s’étaient enchaînés à une vitesse prodigieuse. C’en était presque terrifiant. Et puis, la chose la plus spéciale, était sans doute le fait que Suki était muette. Elle ne pouvait pas bénéficier de la parole, ce qui devait être très frustrant et pourtant, elle était vraiment adorable. Quand Kenzo repensait que lui-même n’avait aucun problème et qu’il était doté d’un caractère quelques peu difficile, il ne put s’empêcher de penser qu’il était complètement stupide et qu’il avait de la chance.

Alors qu’il arrivait malheureusement à la fin de ses nouilles… il ne put s’empêcher de jouer à nouveau le gamin, et jetant un regard intéressé à la boite de Suki… il lui piqua une nouille avec une vitesse fulgurante. D’accord, c’était pas bien, mais il avait espéré surtout la faire rire en faisant ça. D’ailleurs, il lui lança un grand sourire un peu débile pour bien lui montrer que non non, ce n’était pas un voleur. C’était juste « pour rire ». Puis la jolie Suki prit leur déchets (ça fait assez ambigu cette phrase Oo je l’aime pas ><) et les mit dans la poubelle le plus proche avant de revenir pour… le prendre dans ses bras ? Bon il n’y avait pas de quoi s’emballer.


*Calme toi Kenzo, t’emballe pas. Tu la connais à peine, elle te remerciait juste et puis c’est tout…*

En même temps, comment ne pas se faire d’idée quand on est en compagnie d’une personne aussi chaleureuse, aimable, adorable même ! Et aussi jolie. Il profita alors bien de ce moment, se disant qu’il n’y en aura peut-être sûrement pas d’autres et la serra un peu plus contre lui. Il ne sentit même pas sa petite main se glisser dans sa poche, trop concentré par ce « calin » dont il voulait graver chaque instant dans sa mémoire. Il aurait bien voulu que cela dure éternellement, mais forcément tout a une fin, même les bonnes choses. C’était si court.

Il évita son regard pendant quelques secondes, de peur qu’elle puisse lire en lui comme en un livre ouvert. Il fit donc style de prêter attention à un petit détail qui pouvait très bien le perturber. Une monsieur promenant son chien. XD
Ceci ne l’empêcha pas de lui parler. Il se racla la gorge,, et ses paroles étaient parfois ponctuées de petits rires nerveux.


-Alors Suki, ça s’est bien passé dis-moi… Je ne t’ais pas trop ennuyé j’espère ? Je suis pas forcément très intéressant. Tu as quel âge au fait dis-moi ? Et parle moi un peu de toi. Qu’est-ce que tu envisages de faire ici ?

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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Ven 2 Fév - 2:20

Kenzo ne m'avait pas repoussé.

Il m'avait à son tour prit dans ses bras, ce qui me fit énormément plaisir, vu la grossièreté de mon acte envers un "quasi"-inconnu. Il aurait pu me repousser, en me traitant de folle ou d'aguicheuse. Il ne l'avait pas fait, tant mieux. Et puis c'était un endroit plutôt àgréable, les bras du garçon. Tellement agréable qu'on aurait pu en faire un parc d'attraction : 50 000yens la minute de câlin par Kenzo. Et encore, c'était bien trop peu. Mais je crois qu'il l'avait fait plus par charité, pour ne pas que j'aie honte, puisqu'en me détâchant de lui je remarquais qu'il n'y prêtait même pas attention, comme si ça n'avait pas d'importance. Un peu comme Jun, avant. Ou un peu comme les garçons à mon égard, une fois le cap des 15ans passés. C'était triste, quelqu'un qui vous montrait de l'attention par pitié. je baissais les yeux, un peu déçue par la situation. Mais déçue par quoi au fait? Kenzo n'avait pas de comptes à me rendre, c'était quelqu'un de charmant, pourquoi serais-je une exception parmi 3 millards de femmes sur cette terre?

En plus, il avait osé piquer dans mes nouilles >_< !

Je sortis donc à nouveau mon calepin, en le montant plus haut que mon visage, pour ne pas qu'il voit le résultat de suite. J'étais en train de le carricaturer, piquant dans mon repas. Peut-être comprendrait-il que j'aimais le dessin?

***J'ai passé un très bon moment, merci de t'être si bien occupé de moi ^^. Tu es quelqu'un d'amusant, et je t'aime bien (j'avais prit soin de rendre mon écriture volontairement plus petite à cet endroit là >.<). Je viens d'avoir 18ans il y'a un peu plus d'un mois, et toi? Je suis désolée, la conversation n'est pas amusante, mais si tu viens avec moi à l'appartement, je pourrais te montrer comment je suis, je pourrais te montrer qu'il y'a d'autres moyens de communiquer (rien à faire, toutes mes phrases avaient des connotations perverses, alors je raturais, encore et encore) je pourrais te montrer ce que j'aime (tampis, on allait se débrouiller avec ça V_V )***

J'espérais qu'il allait accepter par envie, et non par pitié, ou alors je préfererai encore qu'il me dise non. Si la situation que je m'immaginais vis à vis du garçon était réelle, alors j'avais... cette grande vague de déception à l'intérieur, comme un "pas le moral" sans grande raison valable. J'attendis patiement qu'il eut finit de décrypter mon chiffon, et croisa mon index avec mon majeur derrière mon dos, espérant qu'il ne se mette pas à me hurler que je n'étais qu'un boulet >.<.
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MessageSujet: Re: Introduction à la sociologie   Ven 2 Fév - 17:52

Y avait-il quelque chose qu’il avait mal fait? Ou qu’elle n’avait pas apprécié? Se serait-il montré trop entreprenant en l’enlaçant de la sorte? Autant même si Kenzo regardait ailleurs, il avait remarqué que Suki avait baissé le regard. Comme si elle regrettait quelque chose, ou qu’elle était mal à l’aise. Il l’avait remarqué parce qu’il faisait semblant de ne pas lui prêter attention. Le maître et son chien n’étaient qu’un prétexte. Mais il l’avait regardé de sorte que la jeune femme puisse être dans son champs de vision tout de même, pour guetter toutes ses réactions justement. Il tourna la tête vers elle et, tout en se mordant la lèvre de culpabilité, lui releva doucement le menton. Il ne dit rien, mais la regarda dans les yeux, avec toujours ce sentiment de « mea culpa ». Ses yeux parlaient pour lui, et semblaient exprimer son pardon. D’accord, il ne savait pas de quoi ou en quoi il était fautif, mais il s’en voulait. Voir le joli minois de Suki s’éteindre lui faisait mal. Et oui déjà, bizarrement, ça lui faisait comme un pincement au cœur.

La jeune Japonaise sortit de nouveau son carnet, et mit cette fois pas mal de temps à le remplir. Qu’avait-elle de si long à lu dire? Peut-être qu’elle essayait de trouver les meilleures formes de politesse pour prendre congé… peut-être qu’elle en avait assez de se trouver ici, avec lui. Cela ne l’aurait pas étonné, il savait de ses amis et surtout de ses ex qu’il avait vraiment un caractère insupportable. Pourtant, il cherchait encore et toujours sa faute, en cette journée. Mais il ne la trouvait pas. Il avait tellement l’habitude de son comportement qu’il ne faisait peut-être même plus attention à ce qu’il était, en bien comme en mal. Quand la jeune Suki lui montra son carnet, il eut comme un petit soupir étouffé. Un petit soupir de soulagement. Non, elle ne voulait pas s’en aller, et ne lui reprochait rien de mal. Elle l’invitait même chez elle. Kenzo déglutit un instant. Rêvait-il? Sa bonne étoile s’était-elle enfin réveillée?

Plus le japonais avançait dans le fil de sa lecture, et plus un petit sourire enjoué se dessina sur ses lèvres. A un moment donné de la lecture, il plissa les yeux, comme s’il ne comprenait pas quelque chose. L’écriture de la jeune nippone était soudainement devenue minuscule, microscopique aurait il même dit. Et lui qui était myope Y.Y Il se pencha un peu plus sur le carnet, un peu gêné de sa tenue peu exemplaire, car pour lui et pour beaucoup, ça ne se faisait pas. Mais en cet instant, personne n’aurait put voir sa gêne, puisque de nombreuses mèches tombèrent devant son visage alors qu’il baissait la tête.
Puis, un petit rire sortit de ce visage caché. Un petit rire… nerveux? Et bien non! Même pas. Ce rire là était différent des autres et tout à fait sincère. Si l’on avait puis suivre le regard de Kenzo, on aurait remarqué qu’il s’était arrêté sur la caricature que Suki avait faite. Il releva la tpete, toujours ce petit rire aux lèvres.


-Bravo Suki-san! Vraiment très bien fait ce dessin. J’aime beaucoup. Tu as du talent Oo Et hum… ce sera un honneur de te suivre.

Bien entendu il parlait de se rendre chez elle comme elle lui avait proposé. Il passa une main dans ses cheveux qui lui encombraient toujours le visage, notamment en rasant ses cils, ce qui le faisait un peu trop cligner des yeux >.>
Très charmant comme mimique en effet. Il essaya d’oublier l’air un peu stupide qu’il avait put avoir.

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